Rose-Marie THENIN parle de cinéma, de livre et de théâtre avec passion

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Un automne aux couleurs d'une Sonate et bientôt son nouveau thriller :        Comme un arbre dans la nuit

Les animaux fantastiques – les crimes de Grindelwald, de David Yates

Durée : 2h13     Genre : Drame, fantaisie

David Yates a repris la caméra pour nous donner la suite des animaux fantastiques, qui se situe 70 ans avant la naissance de notre héros favori Harry Potter dont toute une génération a été bercée par ses valeurs sûres, le bien, le mal, la solidarité, l’amitié, le courage…

De plus, l’impact dramatique est ici moindre car l’histoire ne se porte plus sur ce sorcier orphelin, mais sur une vue plus large du monde des sorciers et celui des Moldus toujours autant menacé.

On retrouve avec plaisir Norbert Dragonneau, Eddie Redmate, et le jeune Dumbledore, Jude Law, dont la personnalité se dévoile de plus en plus. Cette nouvelle saga nous explique un bon nombre de choses mentionnées dans les Harry Potter.

Bien que des similitudes apparaissent dans des deux histoires, l’auteur J.K.Rowling avait écrit les livres d’Harry Potter, elle en connaissait la fin avant même de les adapter sur le grand écran, alors qu’ici, elle écrit les scénarios en direct au fur et à mesure. Qu’est-ce que sera la fin ? Est-ce que l’auteur le saurait elle-même ?

 

 

Rose- Marie Thénin        Novembre 2018

Bohemian Rapsody, de Bryan Singer

Nous sommes dans les années 1980.  Farrokh Bulsara — né le 5 septembre 1946 à Stone Town dans le protectorat de Zanzibar (près des côtes tanzaniennes) et mort d’une bronchopneumonie le 24 novembre 1991 à l’âge de 45 ans), est bagagiste à l’aéroport d’Heathrow. Mais le talent et la personnalité exubérante de Farrokh vont permettre au jeune homme qui se cherche, de devenir le leader du groupe Queen, un maître de la scène et une icône générationnelle. Farrokh change son identité pour devenir Freddy Mercury, Rami Malek, qui nous fait une prouesse authentique. Malgré tous les obstacles qui se tenaient devant lui, il a monté à tous son ses prédispositions incontestables : fils d’immigrés, homosexuel, qui a contracté le sida, virus qui faisait tant polémique à cette époque. A ce propos, ce thème est traité avec beaucoup de pudeur et de sensibilité. La critique n’est réservée que pour les vautours qui viennent se repaître des miettes en profitant de des grands moments d’errance du jeune homme.

Mais le talent est là indubitablement, les performances vocales de ce chanteur nous ramène vers les tubes qui ont fait la grandeur de ce groupe mythique.

Il est intéressant de noter le titre choisi par le réalisateur du film Bohemian Rapsody, mais aussi du tube interplanétaire qui rapproche tous les styles de musique. Ne serait-ce pas pour souligner le côté apatride des Bohémiens comme le ressentait sans doute Farrrokh dans cette Angleterre qui n’aimait que sa musique et non l’homme. Le texte rappelle l’autre prison dans laquelle Freddy s’est retrouvé, pour vivre pleinement sa vie professionnelle au détriment de sa vie personnelle.

 

 

 

Rose-Marie Thénin         Novembre 2018

Millenium, ce qui ne me tue pas, de Fede  Alvarez

Durée : 1h57     Genre : Action, Thriller

Millénium : Ce qui ne me tue pas est un film américano-suédois réalisé par Fede Álvarez, sorti en 2018. Il s'agit d'une adaptation cinématographique du roman Ce qui ne me tue pas de David Lagercrantz, qui a repris la trilogie Millénium de Stieg Larsson. Wikipédia

Bien entendu, la vague des Millenium est passée, on est contents cependant de retrouver Lisbeth Salander, la justicière hackeuse porte-parole des femmes et des enfants. Dans cet opus, c’est Claire Foy qui incarne Lisbeth. La jeune femme est en proie à un passé qu’elle aurait voulu oublier, mais qui redevient menaçant.

Courses folles, cascades, effets spéciaux, tous les ingrédients sont présents pour que ce thriller nous séduise une fois encore. Très belle interprétation de Claire Foix !

 

 

Rose- Marie Thénin        Novembre 2018

First Man : Le Premier Homme sur la Lune, de Damien Chazelle

Durée : 2h20     Genre : drame biographique

First Man : Le Premier Homme sur la Lune est un drame biographique américain réalisé par Damien Chazelle, sorti en 2018. Il s’agit de l’adaptation du roman éponyme de James R. Hansen. 

Dans les années 60, on assiste à une course de la NASA à envoyer le premier homme sur la lune, premier homme américain bien entendu.

Derrière cette course effrénée, se dessine la vie d’hommes et de femmes, en l’occurrence celle de Neil Amstrong et de sa famille, anéantie par le décès du premier enfant, une petite fille.

Si la science doit avancer au prix de vie et de sang, alors que faire quand il s’agit des nôtres ?

La reconstitution historique est très bien faite, et les acteurs Claire Foy et Ryan Gosling sont vraiment très crédibles. Chacun mène sa propre lutte jusqu’au dénouement final.

21 Juillet 1969, cela avait tout de même marqué les esprits. Le premier homme qui fait ses premiers pas sur la lune ainsi que son second, Neil Amstrong et Buzz Aldrin.

Quel beau fait marquant ce milieu de 20è siècle ! Quelle belle prouesse technique et humaine! Aujourd’hui, les scientifiques veulent aller plus loin que la lune. Et il n’y aura jamais de cesse. L’homme est ainsi fait, ne jamais reculer, toujours aller de l’avant.

 

 

 

Rose-Marie Thénin         Octobre 2018

A Star Is Born, de Bradley Cooper

Durée : 2h14     Genre : Drame

« A Star Is Born est un film américain réalisé par Bradley Cooper, sorti en 2018. Il s'agit du troisième remake du film Une étoile est née de William A. Wellman, sorti en 1937. Le film est en sélection officielle hors compétition lors de la Mostra de Venise 2018 » nous dit Internet.

Bradley Cooper, passe derrière la caméra pour la première fois, pour nous montrer la dernière version de ce chef d’œuvre rempli d’émotions. Ce film se hisse dans les classements même devant Venom avec Tom Hardy.

Jackson Maine, Bradley Cooper, est une star renommée du Country. Jackson a tout mais s’ennuie beaucoup. Pour étayer sa vie qu’il juge insipide, reclus dans la honte, le dégoût de lui-même et la culpabilité, il se noie dans l’alcool et devient vite toxicomane, un peu comme pour contrecarrer cette aubaine de tout avoir. Lui  n’attend que le moment de son éventuelle rédemption. L’histoire de Jackson, avant même de l’entendre, on sait qu’elle va nous émouvoir. Jusqu’au jour où, le destin l’a forcément guidé, il se rend dans un bar où il fait la connaissance d’Ally, Lady Gaga, chanteuse, auteur et composteur elle aussi. La musique peut les avoir rapprochés mais leur histoire d’amour est juste pure et belle. Leur amour est aussi fragile qu’il en est douloureux. Les chansons sont émouvantes qu’on en est tout retournés. 

Les questions qui viennent à l’esprit sont les suivantes : est-ce que la renommée peut rapidement rendre les gens vides, blasés au point d’avoir un comportement qui se veut suicidaire ?

Ce film est une ode au sacrifice fait par amour dans toute sa splendeur et une critique acérée du monde du show business dans lequel on arrive à en perdre son identité.

On n’ignorait que Bradley Cooper chantait aussi bien et que Lady Gaga, sans son maquillage habituel et ses costumes pailletés pouvait être aussi troublante dans son interprétation.

C’est bien l’intensité des moments qu’ils font qu’ils sont uniques et non leur durée.

 

Rose-Marie Thénin         Octobre 2018

 

 

Peppermint, de Pierre Morel

Durée : 1h35     Genre : Action, thriller

Riley North vit heureuse avec sa famille, son mari Chris et sa petite fille Carli. Ce bonheur va brusquement prendre fin le jour de l’anniversaire de Carli, celle-ci se fait assassiner ainsi que Chris par un gang de la drogue. Pour juste une suspicion mal fondée, voici l’univers de Riley qui s’écroule à tout jamais.

Ici le réalisateur n’hésite pas à dénoncer les juges corrompus, les flics ripoux. Le système est gangréné. Outre le fait que lorsqu’on a perdu des proches, on n’est plus soi-même, l’ange vengeur de l’affiche nous incite à croire que les choses ne vont pas s’arrêter là. Riley ne se pose pas la question, elle détruira tous ceux qui ont anéanti sa propre vie, elle n’a plus rien à perdre.

Mais la question  qui se pose est la suivante : Peut-on se faire justice soi-même dans une société dite démocratique ?

Jennifer Gardner, Riley, est magnifique dans cette colère indicible qui ne pourra s’effacer. On suppose que son entrainement a été long et difficile.

 

 

Rose-Marie Thénin         Septembre 2018

BLACKKKLANSMAN - J'ai infiltré le KU KLUX KLAN, de Spike Lee

Durée : 2h16     Genre : Biopic, comédie, policier

Le premier plan est une scène du film Autan on emporte le vent, non traduite, pour plus d’impact. On voit des humains, certains sont debout et marchent péniblement, d’autres sont allongés, sans doute morts. Le réalisateur frappe d’emblée un grand coup. Il nous montre l’atrocité de la guerre et ses dommages collatéraux.

Tiré d’un fait tout à fait réel, Rom Stallworth, John David Washington, est un jeune flic noir des années 70 basé dans le Colorado, région extrêmement raciste. La période se situe durant les manifestations nombreuses pour les droits civiques des Noirs. Son arrivée au poste suscite un grand scepticisme.

Pourtant Ron s’ennuie beaucoup aux archives. Il n’a qu’un seul but, se rendre utile pour son pays. Il a soudain la brillante idée de téléphoner au directeur, le grand sorcier, David Duke, Topher Grace. Son but est d’infiltrer le KKK. Pour les contacts de visu, il demande à son collègue, Plip Zimmerman, Adam Driver, blanc et juif de prendre sa place.

Quelle histoire incroyable ! Mais derrière l’humour que déploie le réalisateur, se cachent la bêtise humaine , l’intolérance et le racisme bien ancrés dans cette région des USA, entre autres.

Et pourtant quelle belle revanche !

 

 

Rose-Marie Thénin         Août 2018

Le cercle littéraire de Guernesey, de Mike Newel

Durée : 2h04                Genre : Romance historique

On redécouvre avec plaisir Mike Newel et sa précision des émotions magnifiées dans chaque différent tableau, (réalisateur de Harry Potter et la coupe de feu).

Juliet Ashton, Lily James, jeune auteur, ne veut plus écrire sous son nom de plume Izzy Bickerstaff les fables humoristiques, qui ont permis à ce qu’elle soit reconnue. Elle voudrait écrire de son vrai nom avec des sujets plus sérieux. Elle cherche son style, comme elle se cherche elle-même. Elle a tout simplement grandi.

On voyage dans le temps de façon aisée, entre 1941, le passé, au moment la belle île anglo-normande, quelque peu dénaturée par les postes de guet et les barbelés sur la plage, vient d’être occupée par les allemands et 1946, le présent, Londres et son tumulte habituel, largement dévastée et Guernesey. La guerre a laissé ses traces indélébiles et douloureuses pour tous.

Juliet, est en mal d’inspiration, elle ressent un grand vide en attendant  la lumière analeptique de l’écrivain. Un jour, elle reçoit une lettre de Dawsey Adams, Michiel Huisman, qui fait partie d’un petit cercle littéraire à Guernesey. Une correspondance nait entre eux. Dawsey dépeint à Juliet le début d’une grande et belle histoire : la naissance du cercle avec les différents protagonistes, Eben, Isola, Amélia, Eli, Elizabeth et Dawsey. C’en est assez pour susciter la curiosité chez Juliet. Son âme de journaliste veut en savoir plus. Elle décide de s’y rendre pour parler de son premier livre, la biographie d’Anne Brontë, qui n’a eu aucun succès. Tout doucement, le fil d’Ariane se déroule grâce à sa ténacité. Et elle se rend compte de l’humanisme et la solidarité dont font preuve le petit cercle littéraire : des gens simples qu’elle adopte immédiatement. Elle éprouve beaucoup de mal à repartir et à retrouver Londres. Dans cette période transitoire et cruciale, cette nouvelle famille va lui permettre de voir le jour, bien au-delà de toutes ses espérances. Juliet vit cette histoire … d’amour comme la sienne, elle s’en approprie.

Ce film est un moteur d’espoir, un manifeste pour la paix porté, par la petite Kit, qui appelle Dawsey Papa, la fille d’Elizabeth, Jessica Brown Findlay. Bien qu’elle ne soit pas présente au moment de l’arrivée, et bien après, de Juliet, c’est bien Elizabeth l’épicentre de l’histoire. C’est bien elle qui prend les initiatives, c’est bien elle qui brave les allemands et qui parle du Cercle Littéraire des amateurs d’épluchures de patates, c’est bien elle qui parle à Eli, petit-fils d’Eben, pour atténuer sa peur lorsqu’il doit évacuer l’île, c’est bien elle qui veut sauver ce jeune esclave polonais. Ce qui pourrait l’amener à sa perte… à sa déportation en Allemagne. C’est enfin Elizabeth  qui les a réunis la première fois pour déguster le cochon rôti, interdit par l’ennemi.

On assiste à une histoire dans l’Histoire. Ce film est une ode à l’amour, l’amour de l’autre et l’amour des mots catalyseurs d’espoir et de paix. « S’ils peuvent relier les êtres affamés de tout, on peut considérer qu’ils peuvent faire des miracles. » L’épicentre reste toujours Elizabeth mais on voit apparaître comme un miroir la silhouette de Juliet qui se profile soudain et de plus en plus nettement.

Le roman, écrit par Mary Ann Shaffer et Annie Barrows, nous ralentit dans l’intrigue dramatique pour des raisons évidentes. Le livre est construit dans un style épistolaire, le lecteur se perd  dans le présent dilué dans un passé où l’action n’est plus vécue par l’auteur ni le narrateur. Dans le film, les images sont belles tout comme l’histoire. On n’a qu’une seule envie, celle de le revoir pour mieux s’en imprégner.

 

Rose-Marie Thénin         Juin 2018

 

 

Red Sparrow, de Francis Lawrence

Durée : 2h19                Genre : Espionnage, Thriller

Red Sparrow ou Le Moineau rouge au Québec est un film américain réalisé par Francis Lawrence. Il s'agit d'une adaptation du roman du même nom de Jason Matthews.

Dominica, Jennifer Lawrence, est une brillante ballerine au Bolchoï de Moscou. Mais, au cours d’une représentation, son partenaire lui brise la jambe, lui interdisant à tout jamais la scène. Etait-ce volontaire ou pas ? A partir de ce moment précis, Dominica sait qu’elle devra se soumettre au Système pour garder son appartement et les soins payés pour sa mère malade. Une fois remise de son terrible accident, à contre cœur, elle devra suivre une formation dans une école d’espion, apprenant l’influence psychologique, certes, mais surtout la manipulation grâce au sexe. Cela devrait permettre en l’occurrence pour Dominica de recueillir des informations d’un espion américain Nash, Joel Edgerton, qui travaille avec une taupe russe qu’il faut à tout prix démasquer. L’accent est mis sur les mensonges et cette vérité cachée, mais aussi sur la violence et le sexe dont la Russie, dans ce film, se sert comme une arme tranchante. Espions et contre-espions sont au rendez-vous où le suspense subsiste jusqu’au dénouement final. On n’est vraiment pas loin de la Guerre Froide.

Jennifer Lawrence nous a montré une fois encore la grandeur de son talent après ses prestations déjà reconnues dans Mother!, de Darren Aronofsky.

 

 

Rose-Marie Thénin         Avril 2018

Ready Player One, de Steven Spielberg

Durée : 2h19                Genre : Science Fiction

Ce film est tiré du roman d’Ernest Cline, (Player One). Il y a encore quelque chose de très généreux dans ce roman porté à l'écran par Steven Spielberg.  Le réalisateur se met souvent du côté des plus démunis, des plus faibles. On a tous en tête, E.T., bien entendu, mais également Le Pont des Espions, et dernièrement Pentagone Papers.

Celui-ci fait référence aux mythes pop et légendaires qui ont forgé le cinéma pour peaufiner les jeux vidéos de plus en plus sophistiqués.

Wade, Tye Sheridan, est un jeune dans une société corrompue par le consumérisme avec pour conséquence une paupérisation indubitable. A la mort de ses parents, il vit avec sa tante dans un de ces mobil home crasseux dans les « Piles ». Comme tous, il est seul, et se tourne vers le monde virtuel, « l’Oasis », afin de trouver un sens à sa vie. Car Spielberg a exploré, dans ces images à 100 à l’heure, tous les possibles et nous permet ainsi de retrouver l’espoir, celui qui restait tapi au fond de nous. Il mêle habilement le monde virtuel et réel et n’oublie pas de nous montrer les impacts dévastateurs que peuvent avoir les jeux vidéos, sur notre conscience avide d'imaginaire.

Hallyday, le concepteur du jeu vient de mourir. Mais avant, il en a élaboré un dernier, dans lequel il faut trouver 3 clés pour devenir propriétaire de cet havre de paix. Beaucoup sont sur les rangs, et tous les moyens sont bons pour gagner.

Tout va très vite, on est très vite happés par ces dimensions allégoriques. On en a même le vertige souvent, mais devant ce chef d’œuvre, on ne peut que s’incliner. Quel beau divertissement !

 

 

Rose-Marie Thénin         Avril 2018

 

 

La forme de l’eau de Guillermo del Toro

Durée : 2h 03        Genre : Science Fiction

Elisa, Sally Hawkins, est muette mais peut vous entendre. Son mal plutôt traumatique que mécanique nous émeut déjà. Elle se sent seule dans son appartement vétuste et sombre. Elisa travaille la nuit comme femme de ménage dans un centre de recherche ultra secret. Nous sommes dans les années 50. Elisa est bien seule car rien ne lui arrive, tout comme son voisin, Gilles, Richard Jenkins, homosexuel qui vit de petits travaux précaires entre ses peintures et ses chats.

Un jour, Strikland, Michael Shannon, amène au centre de recherche une créature de l’Amérique du Nord, Doug Jones. Cet être repoussant à la musculature puissante, laisse à penser qu’il est une sorte de dieu aquatique. Elisa a pitié  de lui mais surtout se sent irrémédiablement attirée par  ce mâle inédit. De plus, elle voudrait lui apporter un peu de joie quand elle voit la façon dont Strikland le maltraite.

Ce film est basé sur la différence et la solitude., mais surtout un manifeste sur l'amour et la tolérance incarné par Elise, Son antithèse est Strickland représentant le conformisme, le racisme, la cruauté voire la perversité.

Chaque plan est une fresque poétique dans ce conte fantastique dont la pureté des sentiments ne nous laisse pas indifférents.

 

 

Rose-Marie Thénin         Février 2018

Wonder Wheel, de Woody Allen

Durée : 1h41                Genre : Drame

Le titre est en désaccord avec le film. Big wheel c’est la grande roue en anglais.  Dans ce contexte, c’est plutôt la roue des merveilles. Et c’est ce que l’on croit voir par la fenêtre qui donne sur la grande roue et la fête foraine. Une illusion. Derrière la beauté irréelle de Coney Island, station balnéaire des années 50, se cachent aussi des gens en mal d’amour, perdus dans leurs désillusions et leurs addictions. La lumière enjolivée diffuse sur les personnages, rappelant sans cesse une lueur ténue des projecteurs sur une scène théâtrale, ne nous trompe pas. Ils demeurent tous enfermés dans une fatalité douloureuse dont il sera difficile de s’extirper un peu comme une tragédie grecque.

Dans ce film, Woody Allen peaufine son analyse de l’âme humaine et sa complexité.

Ginny, Kate Winslet, semble porter tous les malheurs de la terre. Elle ne cesse de s’apitoyer sur son sort de serveuse et nous scande ses regrets de n’être plus comédienne et surtout ses remords d’avoir trompé son mari dont elle était tant amoureuse. Elle tente de se raccrocher de Micky, son amant, Justin Timberlake, jeune maître nageur et séduisant qui pourrait changer sa vie qu’elle juge tellement médiocre. Elle délaisse son fils. Ce fils crie à corps et à cris son amour pour sa mère qui ne le regarde même pas. En se purifiant : Il met le feu où qu’il soit, mais purifie aussi les péchés de sa mère. D’ailleurs Richy demande à sa mère à un moment opportun : « qu’est-ce que le conditionnel ? » Tout le monde sait que c’est le temps de l’hypothétique, c’est le temps de l’irréel.  Mais Ginny ne sait pas ou ne veut pas répondre car le conditionnel ne peut exister pour elle.

Ce film nous avertit en quelque sorte d’un dénouement quelque peu fatal.

Humpty, marié à Ginny, Jim Belluchi, aime beaucoup sa femme, mais lui aussi doit répondre à son alcoolisme latent devant l’indifférence notoire de Ginni.

Et il y a aussi notre épicentre, Carolina, Juno Temple, la fille d’Humpty, avec qui elle est fâchée depuis son mariage. Elle vient à Coney Island pour se cacher de son mari gangster à sa recherche pour en avoir trop dit au FBI.

Et notre narrateur, Micky, qui rêve de devenir dramaturge. Ces personnages sont étrangement liés par ces tranches de vies capricieuses et au fond si terribles.

A la fin, Micky a enfin trouvé le sujet de sa pièce, tout comme le réalisateur, au travers des yeux de Micky, symbole de la pérennité de l’amour et du temps qui passe.

Ce film est sur l’amour et ses désillusions. Même si la roue des merveilles, Wonder Wheel, est sans cesse en mouvement, au fond tout reste figé. On l’apprend trop à nos dépends. Mais surtout rien n’est acquis.

 

Rose-Marie Thénin         Février 2018

 

 

Le sens de la fête, d'Eric Toledano et Olivier Nakache

Durée : 1h 57    Genre : Comédie

Max, Jean-Pierre Bacri, est traiteur et organisateur de fêtes clés en mains depuis bien longtemps. C’est toujours lui qui veille au grain pour que tout soit impeccable. Mais, c’est bien connu, les choses ne se passent jamais comme on le prévoit.Voici une gentille comédie sociale, qui dès les premiers instants suscitent le rire. Les dialogues juteux sont percutants et la satire est sévère.

On a vraiment plaisir à voir et à revoir ce film divertissant, et puis la réalité n’est pas très loin.

Jean-Pierre Bacri et ses acolytes, Jean-Paul Rouve, Gilles Lellouche…, nous offrent un bon moment à partager.

 

 

Rose-Marie Thénin         Octobre 2017

Au revoir là-haut, d’Albert Dupontel

Durée : 1h 45    Genre : Comédie dramatique

Tiré du roman éponyme de Pierre Lemaître, (Prix Goncourt 2013), Albert Dupontel nous offre une belle fresque historique et poétique relatant la Grande Guerre et ses conséquences désastreuses. Le réalisateur nous montre des tableaux touchants mais aussi révoltants avec en vedette le désespoir, la cupidité, mais aussi l’amour que l’on cherche dans toutes les images. Cette œuvre nous est essentielle, pour des gens nés sans avoir connu la guerre.

Deux jeunes gens rescapés, Albert Maillard, Albert Dupontel, et Edouard, Nahuel Perez Biscayart, des griffes acérées du Lieutenant Pradel, Laurent Laffitte, vont essayer de survivre. Edouard est un dessinateur hors-pair. Avec l’aide d’Albert, ils vont essayer de lancer la plus belle arnaque de tous les temps les mettant en danger à tout moment. Mais les éclaboussures de la guerre rejaillissent sur Edouard, devenu une gueule cassée, symbole même de la guerre avec tout ce qu’il y a de monstrueux et d’inquiétant. Vont-ils pouvoir mener à bien ce projet des plus fous ?

Dans ce beau film, il y a deux thèmes récurrents : retrouver son identité dans ce chaos innommable et l’amour, celui que l’on croyait perdu, l’amour entre les hommes après cet affrontement belliqueux, l'amour que l'on croyait perdu entre un père et son fils/

Le réalisateur a su allier avec brio colères et émotions en pointillisme, comme un peintre impressionniste l’aurait fait.

Du très beau cinéma à ne manquer sous aucun prétexte !

 

 

Rose-Marie Thénin         Octobre 2017

Blade Runner 2049, de Denis Villeneuve

Durée : 2h43     Genre : Science Fiction

Ce nouvel opus semble plus abouti. Il a pris une certaine maturité par rapport au premier Blade Runner 2019, réalisé par Ridley Scott. Bien sûr des années ont passé. Les effets spéciaux semblent plus crédibles. Mais surtout, il y a une vraie valeur difficilement contestable, la recherche de sentiments retrouvés et des émotions réelles dans un monde post-apocalyptique qui en est dépourvu. Cette variable est devenue le leitmotiv de cette suite qui remet indéniablement en cause notre propre identité.

Très vite, on peut le comparer à Brave New World de Huxley. Mais on se souvient bien que le fait d’être quelqu’un d’exceptionnel a été fatal à notre jeune héro qui n’a jamais pu trouver sa place dans ce monde qui ne lui ressemblait pas.

Un policier, Ryan Gosling, à l’identité tronquée, doit rechercher les répliquants anciens modèles. Ils doivent disparaître pour faire face aux nouveaux construits plus humains que des humains. Mais ses recherches l’amènent à comprendre ses souvenirs d’enfants implantés qui semblent plus vrais que vrais. Cela le conduit à Decart, Harrisson Ford, qui aurait eu une liaison avec une répliquante de type Nexus, Rachel, il y a une trentaine d’années. Cet amour interdit aurait-il pu donner naissance à des enfants ? Serait-ce possible que de vrais enfants conçus dans l’amour puissent voir le jour ? Dans ce dédale infernal, qui pourrait conduire ce policier à sa perte, il semble s’octroyer une nouvelle destinée : Serait-il  lui-même un être exceptionnel ? Ses recherches le poussent à penser qu’il pourrait être cet enfant. S’inventer une vraie famille prend tout son sens dans un monde où tout est faux où plus aucune valeur n’existe, afin de retrouver une identité faisant partie d’un passé révolu.

 

Rose-Marie Thénin         Octobre 2017

 

 

 

Mother! de Darren Aronofsky

 

Durée : 2h00     Genre : Thriller psychologique

Le nouveau film de Darren Aronofsky nous installe tout de suite dans une ambiance délétère de laquelle il nous sera difficile de s’extirper et dont on ne pourra pas sortir indemnes.

Un couple très banal vit dans une belle maison très isolée. On ne connaît pas leur prénom. Ils sont elle et lui. Jennifer Lawrence et Xavier Barden. Elle serait quelque peu agoraphobe dans tous les sens du terme, mais voue à son mari écrivain, en mal d’inspiration,  un amour inconditionnel. Ils voudraient un enfant pour couronner leur bonheur.

Mais, l’arrivée d’étrangers dans leur belle maison, qu’elle a soigneusement retapée, perturbe leur relation monotone et douceâtre. Un crescendo s’accélère et nous ne pouvons que le redouter.

Le danger viendrait-il de l’extérieur avec ces gens sans gêne et malveillants ou de l’intérieur tout simplement ?

Elle ne fait que se cogner aux parois des murs de sa maison pour chercher son mari qu’elle trouve rarement, tout comme un insecte se battant contre une vitre pour survivre.

La maison devient vite un théâtre de ruines, lourd présage dont on ne pourra échapper, que nous devrons porter telle une fatalité imparable.

Nous assistons à une boucle intemporelle, le temps est devenu intensément flou : de la vie à la mort de toute chose pour pouvoir renaître ensuite.

Mais que se cache-t-il donc derrière le regard si doux de cet homme implorant l’amour de ces autres, dont sa très jeune épouse, sans jamais le prodiguer vraiment.

Evitant de prononcer son nom, afin d’éviter d’éveiller sa terrible colère, n’est-il pas le maître des œuvres de la création de la vie et de la destruction par la mort,  du chaos précédant l’ordre, du commencement avant le recommencement. La réponse pourrait nous effrayer certainement.

Comme dans Black Swan, nous assistons à une folie meurtrière arrivée à son paroxysme. Ne serait-ce que des hallucinations qui conduisent le spectateur là où on veut qu’il aille, c'est-à-dire à sa perplexité totale pour une destruction inévitable.

Est-ce que ces images parfois insoutenables ne nous rappelleraient pas la cruauté humaine dans sa plus triste expression sous l’effet d’une manipulation de masse ?

Mother ! est le film du mois, voire de l’année, pour ma part. Ses effets techniques sont très bien rendus, mettant en scène l’Amour que l’on ne peut justifier que par un sens de l’abnégation de soi et du sacrifice.

Et si tout était une hallucination ?

 

Rose-Marie Thénin         Septembre 2017

 

 

Seven Sisters, de Tommy Wirkola

Durée : 2h04     Genre : Thriller, Science fiction

Dans un monde post apocalyptique des années 2070, la population ne fait qu’augmenter. Afin de pouvoir faire face au manque éminent de ressources naturelles, le docteur Nicolette Cayman, Glenn Glose, fait promulguer une loi interdisant aux familles d’avoir plus d’un enfant. Les autres enfants de la fratrie seraient endormis dans une sorte de cryo-sommeil

Mais un jour, sept sœurs jumelles voient le jour malgré les interdictions gouvernementales. La vie de ces sœurs portant le nom d’un jour de la semaine, est réglé comme du papier à musique afin de pouvoir survivre jusqu’au jour où l’une d’entre elles ne se présente pas au rendez-vous quotidien. Pour n’éveiller aucun soupçon, il ne faut avoir qu’une seule identité : Karen Stetman.

C’est un thriller qui va à 100 à l’heure. L’action est vraiment au rendez-vous. Noomi Rapace, qui incarne ces sept femmes, nous livre une prestation nous donnant un aperçu de son talent véritable.

Comme nous faisons partie d’un tout dans ce grand univers, la notion de sacrifice est abordée avec de lourdes conséquences qui pourraient permettre d’avancer tout de même dans un monde qui a perdu toute notion d’espoir.

 

Rose-Marie Thénin         Août 2017

Le Procès du siècle, de Mick Jackson

 

Durée : 1h50     Genre : Biopic 

Ce film est inspiré d’une histoire vraie.

Ce procès du siècle nous livre le combat qui a défrayé toutes les chroniques entre l’éminent professeur américain, spécialiste de l’Holocauste, Deborah Lipstadt, Rachel Weisz, et le très controversé journaliste David Irving, Timothy Spall. David Irving intente un procès à Deborah Lipstadt, pour mensonge sur l’Holocauste décrit dans son dernier livre. Pour lui, la Shoah n’a tout simplement pas existé. Dire, même penser que la Shoah n’a pas existé, c’est oublier les millions de morts qui en sont la triste conséquence de l’extermination finale, c’est comme si on nous avait coupé un membre. Comme si notre histoire avait été tronquée et notre identité bafouée.

C’est vraiment le procès du siècle, car outre les avancées technologiques, qu’est-ce qui a pu retenir notre souffle ?

La vision d’Auschwitz est insidieuse et sans équivoque. Le souffle putride de la mort par une souffrance innommable est toujours présent, même des décennies après.

Les acteurs sont tous très bons et il ne nous est plus permis de douter.

 

 

Rose-Marie Thénin        Avril 2017

Life, Origine Inconnue, de Daniel Espinosa

Durée : 1h50     Genre : Science Fiction 

Dans ce film, il y a deux parties distinctes. La première soulage les savants et répond à notre angoissante question : «Est-ce que nous sommes vraiment seuls dans cet immense univers ? Par quel miraculeux hasard, sommes-nous arrivés là, sur cette terre, nous poussières d’étoiles et d’une combinaison chimique ? ». Mais Il faut aller plus loin dans nos investigations et découvrir si d’autres vies extra-terrestres sont envisageables ailleurs. Pour ce groupe de scientifiques, dont Jake Gyllenhaal, Ryan Reynolds et Rebecca Ferguson, c’est l’exaltation pure et simple. Cette créature trouvée sur le sol de Mars vient donner le change à tous ces scientifiques qui s’emploient à trouver d’autres habitants qui deviendraient nos amis coûte que coûte, ce qui calmerait notre grande solitude.

La seconde partie, répond à la question tout aussi alarmante qui est : « La vie extraterrestre est-elle aussi amicale qu’on veut le prétendre ? ». Il semblerait que non, nous mettant même en danger.  On n’est pas loin de la franchise Alien, nous démontrant combien les créatures dotées d’une intelligence extraordinaire, peuvent nous être hostiles, voire vouloir nous contrôler pour nous anéantir d’une façon inexorable et perfide..

Les effets spéciaux sont magnifiquement bien faits. On est vraiment dans la station spatiale et dans l’espace. Kelvin est totalement réussi. La tension est permanente.

Le dénouement nous pose enfin la dernière question : « Faut-il vraiment faire confiance à ce que l’on veut croire ? ».

 

 

Rose-Marie Thénin        Avril 2017

Les figures de l’ombre, de Théodore Melfi

Durée : 2H06     Genre : Drame, Biopic  

Ce film est l’histoire des plus déconcertantes de Katherine Johnson, Dorothy Vaugh et de Mary Jackson. Ces trois femmes noires ont changé bien plus que l’histoire. Elles ont changé indirectement les mentalités et repoussé les limites de la ségrégation raciale sévissant aux USA. Nous sommes en 1962, sous la bannière du président Kennedy. Ces trois femmes de génie, embauchées à la Nasa ont permis à John Glen de réaliser son premier vol en orbite, alors que la course à la conquête de l’espace fait rage avec l’URSS. Elles vont devenir les figures emblématiques des femmes qui veulent trouver leur place parmi les hommes et de la population afro –américaine qui essaie de protéger ses droits.

Pourtant, les temps sont durs et la pression féroce. Il fallait une certaine dose de détermination et de courage pour braver tous les obstacles.

Un très beau film sur l’espoir d’un jour nouveau pour une société déjà bien malade.

 

 

Rose-Marie Thénin        Mars 2017

Lion, de Garth Davis

Durée : 2h00                Genre : Drame

Ce film est tiré d’une histoire vraie, inspirée du livre autobiographique A Long Way Home: A Memoir, écrit par Saroo Brierley.

C’est pourtant un récit incroyable, qui rentre dans le domaine de l’extraordinaire et qui nous fait bien entendu réagir.

Saroo, à 5 ans, se retrouve seul en pleine nuit dans les rues de son village, en Inde, alors que son frère plus âgé l’a laissé dormir sur un banc pour aller travailler. Sarro est un tout petit garçon doit faire face à sa peur du monde peuplé d’adultes, il doit faire face à sa terreur d’un environnement inconnu et souvent hostile. Quand à bout de forces, il se réfugie dans un train, il parcourt plus d’un millier de kilomètres et se retrouve à Calcutta, où les choses vont devenir plus difficiles encore. Il est récupéré dans un orphelinat qui le place dans une famille accueillante en Australie qui a les moyens de subvenir à ses besoins. Ses parents adoptifs sont vraiment merveilleux, mais Mentoch, un nouveau venu d’un autre coin de l’Inde, montre des signes récalcitrants de s’intégrer dans sa nouvelle vie.

Pourtant Sarro, Dev Patel, (toujours aussi émouvant de crédibilité) a réussi à vivre plus de 20 ans sans repenser à son terrible traumatisme, celui d’être perdu dans les rues de son village, mais également celui d’avoir perdu tout contact avec sa vraie famille, sa mère, son frère et sa jeune sœur. Cela devient une vraie obsession, il faut à tout prix les retrouver. Mais comment faire, mais comment procéder ?

Le film, bercé par une bande originale merveilleuse, est un mélange de Va, Vis et Deviens de Radu Mihaileanu, et de Slumdog Millionaire, de Dany Boyle et Loveleen Tandan, (dans lequel Dev Patel avait fait ses débuts triomphants).

ce film est un hommage au courage, à l’espoir. C’est une belle leçon de vie qui nous rappelle de se souvenir, quoique qu'arrive, d’où l’on vient.

 

Rose-Marie Thénin        Février 2017

 

 

Premier Contact, de Denis Villeneuve

Durée 1h58 mn             Genre : Science Fiction

Premier Contact ou L'Arrivée au Québec est un film américain réalisé par Denis Villeneuve, sorti en 2016. Le scénario, écrit par Eric Heisserern, est adapté d'une nouvelle de Ted Chiang, L'Histoire de ta vie.

Louise Banks, Amy Adams, éminente linguiste, est appelée d’urgence par l’armée lorsque des vaisseaux monolithiques du fin fond de l’espace se sont amarrés à différents endroits de la planète. Elle devra faire équipe avec Ian Donelly, Jeremy Renner, brillant scientifique, afin de déchiffrer leur messages mystérieux et de connaître enfin la raison de leur visite.

Ce film d’une singularité indiscutable est un manifeste sur l’amour donné à l’autre.

Tout d’abord les deux premières colorations qui découlent sont la tolérance et l’amitié.  Nous n’avons pas beaucoup d’amis ici-bas, il faudrait oublier notre paranoïa communicative. Des amis extra-terrestres nous rendent une visite. Ils peuvent bien évidemment inspirer la crainte et le rejet, étant si différents de nous.

Et l’amour dans sa dernière nuance est là, inconditionnel, l’amour donné à l’autre, qui place, à leur insu les personnages dans une boucle spacio-intemporelle, qui ressemble étrangement aux cercles-écriture dessinés par les Hectopodes.

Notre temps devenu intensément flou, a perdu toute sa signification, et le plus difficile sera sans doute de l’accepter.

Premier Contact est une ode d’espoir nous rappelant que nous ne pouvons être seuls dans un tel espace et qu’il serait bon de s’en souvenir et surtout de s’y préparer.

 

 

Rose-Marie Thénin        Décembre 2016

Dalida, de Lisa Azuelos

Durée 2h00 mn             Genre : Biopic, drame

On ne peut qu’être ému (e) (s) à voir ce biopic de Dalida. C’est l’histoire bouleversante d’une femme qui recherchait une vie d’amour et d’enfant. Mais la mort rôde autour de la jeune femme qui n’arrive pas vraiment à se reconstruire. La mort par suicide de ceux qu’elle aimait tant, de façon extrêmement dramatique,  ne fait que la briser un peu plus à chaque fois.

Iolanda est pourtant une fille simple avec une voix qui vous prend pour devenir Dalida,  icône de la chanson pendant 30 ans, et même au-delà.

Le réalisme est touchant et le jeu des protagonistes est très crédible.

Sveva Alviti ressemble tellement à la chanteuse qu’on sait qu’elle n’a pas tout à fait disparu et qu’on lui a déjà pardonné…

 

 

Rose-Marie Thénin        Novembre 2016

Tu ne tueras point, de Mel Gibson

Durée : 2h19          Genre : Drame, guerre, action, biographie

Après huit années d’absence, Mel Gibson signe ce film tiré de l’histoire vraie de Desmond Doss. Le réalisateur ne nous épargne pas dès les premières images. Il s’est déjà impliqué. Il nous montre l’horreur dans laquelle les hommes sont plongés. Il nous dépeint en filigrane avec des images crues ce qui est. Mais aussi, en premier plan, cette non-acceptation de donner la mort à son prochain. Desmond Doss est issu d’une famille très croyante et répond aux Commandements de Dieu quoiqu’il arrive, quelle que soit la situation dans laquelle il se trouve.

Bien que son père ait peur pour son frère qui vient de s’engager, il ne réussit pas à dissuader Desmond de servir son pays. Desmond Doss est objecteur de conscience et défie l’armée américaine en refusant le port de son fusil.  Il voudrait se sentir utile et devenir infirmier. Il veut rester intègre face à ses convictions les plus profondes et ne veut  dégorger à ses principes ancrés.

Pourtant, le bizutage est sérieux et peu tourner facilement au drame jusqu’à la prise de conscience de ses supérieurs et grâce à l’intervention de son père, revenu de la Grande Guerre, totalement traumatisé.

Au cours de la bataille, Desmond Doss nous montre un courage indéniable face à l’ennemi en sauvant de nombreux soldats, même de n’importe quel camp et un patriotisme féroce.

Ce film se repose sur ce manifeste contre la violence en prônant le pacifisme. Ce qu’incarne parfaitement Andrew Garfield, toujours autant crédible. Sa dignité n’a d’égale que son honneur omniprésent et nous laisse réfléchir sur la guerre et ses conséquences désastreuses.

 

Rose-Marie Thénin        Novembre 2016

 

 

La fille de train, de Tate Taylor

 

Durée : 1h52            Genre : thriller

Le réalisateur Tate Taylor s’est emparé du best-seller de Paula Hawkins, « La fille du train » pour nous montrer sa version sur grand écran. Et le résultat est plutôt bien réussi.

Rachel Watson, Emily Blunt, a tout perdu, même sa dignité. Elle est dévastée depuis son divorce. Tous les jours, elle prend le train pour se rendre à New York pour travailler. Mais cette vie scandée va de pair avec le bruit répétitif du train. Il y a longtemps que Rachel a perdu son travail pour cause d’ivresse.

Ces allers et venues sont surtout un prétexte pour voir défiler tout ce qu’elle a perdu et qui avait un sens dans sa vie : sa maison entre autres. Rachel aime se rappeler dans sa bouteille d’eau mélangée à de la vodka ce qui lui fait si mal, l’abandon de Tom, son ex-mari pour Anna et leur bébé. Elle qui désirait par-dessus tout avoir un petit enfant.

A côté de sa maison perdue, il y a une autre maison qui respire l’image du bonheur incarné par un couple que Rachel veut à tous prix préserver.

Mais le jour où elle apprend que la jeune femme a disparu, Rachel s’implique à son insu pour retrouver la vérité qui va de pair avec ses pertes de mémoires de plus en plus fréquentes.

Or, Rachel est impliquée, La police la soupçonne même. Rachel doit se souvenir, mais elle  ne peut plus être sûre de rien. Elle est tombée bien bas dans une fange incontrolable.

Emily Blunt, contrairement à son nom, n’est pas émoussée, elle est émouvante de réalisme et de détresse.

C’est au travers des yeux de Rachel que le spectateur déroule le fil d’Ariane pour un thriller efficace et tranchant.

 

 

Rose-Marie Thénin        Octobre 2016

Free State of Jones, de Gary Ross

Durée : 2h20            Genre : Drame, historique

Ce film retrace la page douloureuse et historique des Etats Unis durant la Guerre de Sécession, et plus précisément dans le Comté de Jones au Mississipi. Ici pas de palabre inutile, que des images fortes incarnant à elles-seules la violence et a l’absurdité de la guerre. Du Nord au Sud sévit l’horreur. Les petits fermiers du Sud ne comprennent pas pourquoi ils doivent se battre, c’est une cause qui n’est pas la leur. De plus, et sans vergogne, Ils se font dépouiller par l’armée de leurs maigres récoltes au nom de la patrie.

Un fermier, Newton Knight, Matthew McConaughey, prend conscience de cela après la mort de son neveu qu’il s’était juré de protéger. Mais le protagoniste principal est bien la ségrégation raciale manifestée ici par la déshumanisation totale comme des hommes riches ayant droit de vie et de mort sur d’autres humains, sur de pauvres êtres devenus par la force de l’histoire des esclaves, viol et fouet sont de mise pour éviter toute rébellion. Et pourtant, elle est bien là. Newton Knight se retrouve, à son insu, à la tête d’une armée non reconnue ni par le Sud ni par le Nord. Mais déjà apparaissent les prémices de la lutte anti-raciale pour les noirs, jusqu’à l’obtention du droit de vote. Newton veut changer radicalement les choses. Et c’est dans la sédition des déserteurs anti-esclavagistes, que se dessine une harmonie entre les hommes blancs et noirs.

Newton s’amourache de Rachel, une esclave de couleur. De leur union naît un enfant, crime de lèse-majesté qui va faire couler beaucoup d’encre. Le plus difficile à admettre c’est que plus d’un siècle après, rien n’a pratiquement vraiment changé.

Matthew McConaughey emmène brillamment ce film. Il est totalement métamorphosé. Il a totalement chassé son image de « belle gueule » avec sa barbe hirsute, et son regard désespérément déterminé. Bien qu’il essaie de maintenir le respect et la paix dans les deux camps, rien ne l’arrêtera. Il veut tout simplement que s’inscrivent d’une façon pérenne sur le sol de la jeune nation américaine, les mots « Justice, Egalité et Liberté ».

 

 

Rose-Marie Thénin        Septembre 2016

Tarzan, de David Yates

Durée : 1h50              Genre : Action

On doit à ce réalisateur les deux derniers opus des Harry Potter, ce qui nous avait enchantés.

Voici le mythe de tarzan revisité, avec ce réalisateur toujours aussi friand des détails. Ici c’est Alexander Skarsgård qui tient lieu d’un Tarzan plus que déterminé.

Ici, on n’a que des bribes de l’histoire connue de cet aristocrate londonien. Le focus est ailleurs : sur le partage et le pillage de l’Afrique, sur l’esclavage honteux, sur des valeurs qui nous sont propres, à nous les Humains. L’écologie fait son apparition dans une jungle embrumée et somptueuse, que l’on voudrait préserver à tous prix. On a aussi le remord douloureux du génocide amérindiens entre autres.

La Belgique veut livrer en pâture Tarzan à un chef de tribu dont le fils a été tué par Tarzan, après que ce jeune imprudent ait tué la femelle gorille qui faisait office de mère à l’homme-singe. En échange des diamants…

Tarzan qui vit des jours paisibles d’aristocrate à Londres, auprès de sa femme, doit retourner au Congo et se retrouve ainsi pris dans un piège qui est loin d’imaginer.

Les images de synthèses sont plus vraies que vraies.

On a plaisir à retrouver cet homme extraordinaire, ce héros malgré lui dans cette fable moderne qui reprend les mêmes thèmes depuis toujours, cet homme qui a su faire de l’amour son maître-mot et créer une symbiose avec les animaux sur cette planète qui est la leur également.

 

 

Rose-Marie Thénin         Juillet 2016

The Revenant, d’Alejandro Gonzàlez Iñarritù

Durée : 2h38               Genre : Western/Drame/Thriller

Ce film, tiré du livre éponyme de Michael Punke, ne nous laissera jamais indifférents.

Nous sommes en 1823, aux Etats-Unis.

Il y a d’abord ce froid incisif qui n’en démord pas (au sens littéral du terme ne pas renoncer mais aussi qui n’arrête pas de mordre). Ce froid imperturbable s’insinue partout en nous rongeant de l’intérieur. On peut le considérer comme un l’un des protagonistes principaux de cette histoire. Il y a aussi cette nature de toute beauté dont la lumière réelle n’arrive pas à nous parvenir, ceci dû au manque de soleil, entre autres. Mais aussi, pour nous cacher les méfaits de ces nouveaux hommes arrivés en terrain conquis. Cette terre, autrefois immaculée, est désormais souillée par les immondices laissées par les Hommes qui laissent dans leur sillage la corruption, la concupiscence, le viol, la mort, la haine et le sang …

Cette nature est dévastée ; elle suinte de ces propres souffrances, qui n’ont pu s’enfouir loin sous cette terre volée aux Indiens qui vivaient en paix autrefois et qui ne se battent que pour la reconquérir. Les indiens, eux-mêmes au sein de leurs différentes communautés se livrent une lutte sans merci, dans laquelle l’Homme blanc, en fin stratège,  est venu attiser le feu sur le sang déjà trop versé et ceci dans l’unique but, celui d’exterminer cette race d’hommes : les amérindiens.

Et il y a également cette immensité des Grandes Plaines, l’infiniment grand qui rappelle notre place si tenue et  si fragile de notre infiniment petit, ces deux concepts sont en juxtaposition.

Hugh Glass, Léonardo Di Caprio est l’un des trappeurs de ces Grandes Plaines. Sa vie a été déjà marquée par le meurtre sous ses yeux de sa femme indienne. Son but est de protéger ce fils métis, Hawk, qu’il sait si vulnérable au milieu de ces blancs belliqueux. Un jour d’hiver, Glass se fait attaquer par une ourse qui a peur pour ses petits. L’attaque est longue et douloureuse, pour bien montrer que les hommes n’ont pas leur place sur ces territoires méconnus. Il est laissé pour mort. Son corps en lambeaux le préserve en vie pour une seule et unique raison, lui procurant cette force inébranlable, qui devrait lui permettre de retrouver Fitzgerald, Tom Hardy, qui a profité de ce moment de faiblesse de Glass pour assassiner son fils gênant. Quelle peut donc être la teneur de cet amour filial qui appelle la vengeance (Second protagoniste principal) ? Hugh Glass n’hésite pas à faire cinq mille kilomètres, à pieds principalement, du Dakota du Sud au Nebraska, pour retrouver Fitzgerald, qui l’a trahi.

Le réalisateur mexicain peut se permettre une dérogation quant au thème rabattu de l’idéalisation de l’Homme Blanc face aux sauvages dans les films américains. Les blancs le sont tout autant sinon plus même s’ils sont habités par ce sentiment de supériorité ridicule qu’ils se sont octroyé. Dans ce western atypique, est-ce que l’homme blanc serait le plus grand des prédateurs ? Dans cet environnement des plus hostiles, arrivera-t-il à être assez intelligent pour survivre ?

Le soleil n’arrive jamais à percer tout à fait dans ces lieux aux hivers interminables qui déshumaniseraient toute créature vivante pour l’amener à un seul point : tenter de survivre,  en oubliant même les règles élémentaires de notre rang sur l’échelle de la biodiversité, pour redevenir les animaux que nous n’avons jamais cessé d’être.

Les oscars du meilleur réalisateur, du meilleur premier rôle masculin, discernés à Léonardo Di Caprio et du meilleur second rôle masculin à Tom Hardy, sont vraiment mérités car, selon moi c’est un des plus beaux films du moment.

La musique omniprésente est là pour donner un plus grand impact dramatique.

Le réalisateur sait nous délivrer des images autant somptueuses que cruelles, avec cette épopée humaine sur laquelle qui exige de nous de méditer.

 

Rose-Marie Thénin      Février 2016

 

La rage au ventre,  ou Southpaw, d’Antoine Fuqua

Durée : 2h00        Genre : Drame

Billie Hope, un Jake Gyllenhaal pour les besoins du film totalement métamorphosé, champion du monde de boxe, pensait qu’il avait vu le pire. Mais il n’était qu’en rémission sursitaire.

Abandonné par ses parents, il a vécu dans un foyer. C’est là qu’il rencontré sa femme Mauren, Rachel McAdams. Il pensait vivre heureux et donner à leur petite fille tout ce qu’il n’avait jamais vécu. Mais tout demeure fragile. L’argent s’envole et rien n’est immuable.

Il a suffit d’un accident fatal survenu à sa femme adorée pour que tout s’écroule en une fraction de seconde.

Ne parvenant pas à dominer ses émotions, qu’il va devoir apprendre à mater, Billie nous fait plonger dans une descente aux enfers dont on ne sortira jamais indemne.

Durant ce parcours initiatique, il va devoir maîtriser sa colère avant de pouvoir combattre à nouveau. Mais le pire est à venir. Il va devoir se racheter une bonne conduite hors du ring s’il veut retrouver la garde de sa fille qu’il aime par-dessus tout. Mais l’enfant, submergée par ses sentiments contradictoires dans cette période des plus traumatiques, se ferme totalement à son père.

On est heureux de retrouver Forest Whitaker pour sa prestation de coach que la vie n’a pas épargné non plus.

Quant à Jake Gyllenhaal, il nous a montré une fois de plus qu’il est devenu au fil de ces années un grand acteur. Il nous avait épatés dans Ennemy de Denis Vileneuve, mais peut-être plus encore dans Night Call, de Dan Gilroy. Plus sa filmographie augmente, plus l’acteur devient de plus en plus charismatique.

 

Rose-Marie Thénin         Juillet 2015 

Gunman, de Pierre Morel

Durée : 1h55            Genre : Action

Sean Penn revient à l’écran avec un film réalisé par Pierre Morel, tiré du livre de Jean-Patrick Manchette.

Il s’investit beaucoup. Il produit le film et coécrit le scénario. Il veut absolument nous faire prendre conscience. Sa phrase même, dans Première, N° de juin 2015, nous laisse entendre que Gunman n’est pas seulement un film d’action. « Tant que nous ne dirons pas : «  Nous devons déposer toutes nos armes », elles continueront de , servir ». Tout coïncide.

Sean Penn crève l’écran, comme à son habitude en délivrant d’une part, sa non–acceptation, son manifeste contre la violence et le pillage des ressources des pays en voie de développement par les multinationales. Il faut que cela cesse, et ce immédiatement.

Et d’autre part, il cherche le chemin de la rédemption en se sacrifiant. Après toutes ces insanités réalisées au cours de ces années d’errance, est-ce que cela peut être envisagé ?

C’est ce que veut nous montrer le film en soulignant cet effet dramatique réussi.

 

Rose-Marie Thénin         Juin 2015 

 

Durée : 2h00            Genre : Drame

Qui a laissé entendre qu’on naissait tous égaux ? C’est ce qu’essaie de nous démontrer la réalisatrice. Cette histoire poignante de Malony, Rod Paradot, de 8 à 18 ans environ, nous donne un coup de fouet cinglant qu’on n’est pas prêt d’oublier. Il y a ces belles personnes, le juge, Catherine Deneuve, extraordinaire dans ce rôle de conscience, cet éducateur, Benoit Magimel, qui s’est totalement mis à nu, surtout lorsqu’on sait qu’il vient également de l’enfer, et Sara Forestier, cette mère aimante, mais totalement irresponsable qui ne l’aide nullement dans son intégration. Il faut tout de même ajouter que l’actrice a accepté de se noircir les dents pour son rôle.

Malony se bat depuis toujours contre lui-même déjà. Il refuse l’amour de Tess au départ, car il ne se sent pas capable d’assumer ses émotions exacerbées. De centres d’accueil, en mauvaises conduites, Malony oscille entre le bien et le mal sans pour autant trouver sa voie car il se sent rejeté du système scolaire tout d’abord. Parce qu’il est en souffrance, ce film nous dépeint la tranche de vie de ces laisser pour compte, ces corps sans âme égarés dans le brouillard d’une société qui les a tout bonnement oubliés. Heureusement, certains s’évertuent, vêtus de leur plus belle vocation, à vouloir changer les choses.

Les femmes jouent un rôle clé. Elles incarnent la balance, la juge et la mère font flotter Malony dans une espèce de No Man’s Land. Quel côté va-t-il choisir ? Le côté obscur ou l’autre, celui de la rédemption.

Ce film nous fait prendre conscience de la fragilité de notre système social qui ne semble pas être adapté à ces jeunes en perdition, et par conséquent notre système judiciaire nous montre, sans ciller, ses failles qu’on pourrait sans aucun doute améliorer. La prestation de Rod Paradot, encore inconnu jusque là, nous fait penser qu’il va être vite sollicité à nouveau.

 

Rose-Marie Thénin         Mai 2015 

La promesse d’une vie, The Water Diviner, de Russell Crowe

Durée : 1h51             Genre : Drame, Histoire

Nous sommes en 1919. Joshua Connor est un fermier localisé en Australie. Le premier plan nous le fait découvrir en train de chercher de l’eau, le symbole de la vie même dans un pays des plus arides.

En fait, de retour chez lui, on s’aperçoit vite que quelque chose ne va pas. Ses trois garçons sont portés disparus depuis quatre ans, depuis la terrible bataille des Dardanelles, à Gallipoli en Turquie, lorsque les Ottomans ont subi une offensive de la part des forces alliées  au moment de la première guerre mondiale.

Le suicide de sa femme tant aimée Lisa est un élément catalyseur, il décide de partir à leur recherche là-bas, malgré la bureaucratie ambiante qui n’entache en rien sa détermination de retrouver ses trois fils.

Voici le premier film de Russell Crowe, il est derrière et devant la caméra pour nous narrer cette histoire méconnue, mais basée sur un fait réel. Le réalisateur nous présente un tableau crédible et juste de cette aventure intemporelle mettant en avant, et ce malgré les difficultés rencontrées, la ténacité et l’amour inconditionnel d’un père et mari pour les siens.

Le titre anglophone, nous offre un autre point de vue et met l’accent sur la recherche de l’eau qui incarne  le symbole de la vie, comme une mère féconde. Le titre en français, lui, résonne comme une promesse faite à laquelle on ne peut déroger en laissant dans son sillage l’espoir d’un ultime message d’amour.

 

Rose-Marie Thénin         Avril 2015 

 

Un homme idéal, de Yann Gozlan

Durée : 2h00              Genre : Thriller

Jusqu’où peut-on aller pour pouvoir vivre ses rêves ? Mathieu Vasseur  (Pierre Niney, de la Comédie Française) est un écrivain en mal de reconnaissance. Ses manuscrits sont refusés par les maisons d’Edition. Et pour subvenir à ses besoins, il travaille de temps à autre, avec son oncle, chef d’entreprise d'une PME de déménagement. Mais Mathieu s’ennuie à mourir, et meurt d’ennuie.

Mais un jour, (serait-ce le destin?), il trouve le journal d’un soldat parti se battre en Algérie. Il s’en approprie totalement en changeant le titre. Le succès n’attend pas et il se retrouve au sommet de la gloire lorsqu’il rencontre Alice, fille de bonne famille qu’il ne veut surtout pas perdre.

Ce thriller mené tambour battant par Pierre Niney est impressionnant. L’acteur est génial dans ce rôle de composition. Il sombrera peu à peu dans une spirale de mensonges dégradants et nous met devant le fait accompli, difficile de se retrouver devant son plus grand ennemi : soi-même. Le thriller se déroule devant nous avec une méthode implacable et vengeresse. 

On dit que pour créer, il faut éprouver. Sans aucun doute. Cet auteur, pour être enfin reconnu en tant que tel, devait sentir et ressentir afin de se dépasser, pour vraisemblablement renoncer à sa vie prometteuse dont les esquisses s’effacent de plus en plus en se consumant de l’intérieur d’une façon des plus troublantes.

 

Rose-Marie Thénin         Mars 2015

Kingsman – Services secrets, de Matthew Vaughn

Durée : 2h09              Genre : Espionnage

Ce film d’espionnage n’a rien à voir avec tout ce qu’on a pu voir jusqu’à présent. C’est même à l’antipode. Kingsman, l’unité d’élite des services secrets britanniques a besoin de sang neuf pour faire face au dangereux Valentine, terroriste de haut vol, incarné par Samuel L. Jackson. Harry Hart, Colin Firth, plus british que jamais en costume trois pièces, déploie devant nous une panoplie de raffinements, de séduction, d’humour mais de bagarres aussi qui le rendront vraisemblablement immortel. Harry Hart prend sous son aile le jeune Eggsy, Taron Egerton, dont le père est mort lorsqu’il était en mission sous ses ordres, il y a 17 ans. Le jeune homme lui-même, fait référence à My Fair Lady de Bernard Shaw pour l’apprentissage et la transformation qu’il doit subir pour mener à bien cette nouvelle mission qui va le sortir de cette vie qui sonne le creux depuis si longtemps…

Il va sans dire que l’on attend également et avec une impatience démesurée l’antithèse de ce long métrage, le nouveau 007, Spectre, de Sam Mendes, incarné une fois encore par Daniel Craig, plus humain que jamais, qui sortira en novembre.

 

Rose-Marie Thénin         Février 2015

Captive, d’Aton Egoyan

Durée : 1h43                  Genre : Policier

Ryan Reynolds a troqué son costume de justicier extraordinaire pour celui d’un homme tout à fait ordinaire.

Matthew, paysagiste, qui vivait une existence plutôt paisible avec sa famille, même si des problèmes financiers sont survenus récemment, est rongé par le remords d’avoir laissé sa fille de 10 ans se reposer à l’arrière de sa voiture, ne serait-ce que quelques instants. C’est à ce moment que tout a vraiment basculé. Cassandra vient d’être kidnappée, alors que des réseaux de pédophilie sévissent de plus en plus sur le net.

Pendant 8 longues années, une éternité, Tina, sa femme, Mireille Enos, s’est éloignée de Matthew le tenant pour responsable de cette tragédie. Rien ne peut être plus terrible de vivre au quotidien. Trois vies brisées à cause de gens malveillants à l’affût du malheur des autres.

Or, il s’avère que dernièrement, Tina découvre des indices qui laisseraient supposer que Cassandra serait toujours vivante. Non seulement Matthew doit faire face à cette déchirure inguérissable, mais aussi aux accusations portées par la police contre lui.

Du reste, afin de donner plus d’impact dramatique, l’hiver est devenu un protagoniste à part entière où sévissent froid et neige. L’environnement hostile est en parallèle avec la trame du thriller.

Ce policier nous tient en alerte tout au long, nous donnant aucun répit.

 L’interprétation des acteurs est remarquable. On s’inscrit dans le vrai polar.

 

Rose-Marie Thénin                             Janvier 2015 

Les Héritiers, de Marie-Castille Mention-Schaar

Durée :1h45                         Genre : Comédie dramatique

Comment un professeur d’Histoire-Géographie parvient-elle à fédérer, voire motiver une classe de seconde très faible du Lycée Léon Blum à Créteil ? En les faisant participer au Concours national de la résistance et de la déportation. Ahmed Drame, étant l’un de ces élèves en 2009, raconte et coécrit même le scénario en prenant le nom de Malik. Il voulait être acteur, son nom de famille le prédestinait-il ?

Dans cette classe multiculturelle, dans laquelle chacun est retranché derrière ses idées, où chacun ne laisse aucune place à la tolérance, tous vont pouvoir s’identifier et se trouver enfin. Bon nombre d’entre eux ne sont pas de confession juive, mais qu’importe, il ne s’agit pas seulement de religion ici, il s’agit de l’humain, de l’Humanité avec tout ce que cela peut comporter. Devant les images de la honte et témoignages des rescapés, se cachent la solidarité, l’amitié et l’espoir que chacun doit garder au fond de nous. Ces jeunes adultes, tournés vers eux-mêmes, d’une sensibilité exacerbée, pris dans un tourbillon difficile à contenir (pression faite par la famille ou l’environnement), arrivent toutefois à trouver leurs voies en unissant leurs voix pour se faire entendre, afin que personne ne puisse oublier le passé non loin, qui dessine leur futur. C’est dans ce projet dans lequel ils seront fédérés qu’ils découvrent leur confiance en eux et leur place dans ce monde. Dans cette aventure humaine, chacun se sent grandi et investi d’une noble mission. Emus par tant de cruauté face à la force destructrice de l’être humain, ils prennent sur leurs épaules ces souffrances vécues par des millions d’hommes, de femmes et d’enfants comme Jésus l’avait fait il y a plus de 2000 ans. Habités par ce projet commun qui leur donne soudain un sens à leur vie qui leur avait été occulté, ils se sentent portés par une prise de conscience collective douloureuse, certes, mais leur permettant de devenir acteurs de leur existence. Jour après jour et durant ces mois durant lesquels ils ont dû travailler ensemble, Ils ont compris qu’ils n’étaient pas seuls dans ce monde des plus hostiles, qu’il y avait eu avant eux d’autres hommes qui se battaient pour la liberté et que celle-ci devait perdurer comme un message de bonne parole pour que plus jamais cela soit.

Ce génocide est un parmi tant d’autres. Celui-ci n’en est que la partie visible de l’iceberg.

C’est dans cette solidarité et cette amitié qu’ils ont pu rencontrer ce message de tolérance qui va bien au-delà des mots. Accepter l’autre avec ses différences est devenu une devise emblématique. Faisant partie intégrante d’un tout, ils ont pu comprendre le respect des êtres, le respect des choses et le respect de la vie. Ils se doivent toutefois de s’accaparer et propager ce passé, afin d’ériger un nouveau futur, étant Les Héritiers de cette page de l’Histoire.

Rose-Marie Thénin                             Décembre  2014 

Nos étoiles contraires, de Josh Boone

Durée 2h00                          Genre : Drame

Adapté à l’écran du Best Seller éponyme de John Green,  The Fault in our Stars, se révèle être un vrai joyau cinématographique qu’on n’est pas prêt d’oublier.

Hazel Grace, jouée par Shailene Woodley, (Divergente), jeune adolescente de 17 ans, est atteinte d’un cancer depuis l’âge de ses 13 ans. Son lot, les hôpitaux et les traitements divers. Elle a survécu grâce aux différents protocoles mis en place. Mais aujourd’hui, ses poumons sont atteints et sa bouteille d’oxygène est devenue le prolongement de ses membres atrophiés. Et puis dans cette monotonie qui se veut fatale, apparaît une lueur qu’elle discerne dans le sourire communicatif de Gus Waters, Ansel Elgort (Divergente), 18 ans, en rémission depuis 18 mois, quelle rencontre dans un groupe de soutien. Très vite, ils sentent la complicité naître entre eux leur ouvrant des fenêtres qui jusqu’ici étaient closes. Ce qui va contribuer à éveiller des sentiments, et des émotions contre lesquels Hazel se bat, pensant qu’elle n’y a pas droit, compte tenu du mal incurable qui la ronge inexorablement. Pourtant, elle essaiera de vivre chaque minute de ces échanges, avec Gus, moments uniques dans une vie si courte soit elle.

Hazel, (littéralement en anglais de couleur noisette), dit qu’elle est une grenade qui peut exploser à tout moment. Lui, Gus, dit qu’il a peur de tomber dans l’oubli. Mais, n’est-ce pas notre crainte à tous que l’on passe dans les ruines du néant dès notre finitude annoncée ?

Hazel n’avait qu’un seul rêve, avant de rencontrer Gus, celui de rendre visite à son écrivain préféré qui vit en Hollande, à Amsterdam. Mais le traitement est très onéreux et le voyage pourrait affaiblir considérablement la santé si fragile d’Hazel. Pourtant avec l’aide de la Fondation, Gus va permettre à Hazel de réaliser ce rêve, ainsi que tous les autres auxquels elle refusait de croire.

Hazel Grace et Gus vont découvrir l’alchimie de l’amour, et conscients de leur chance de pouvoir le vivre,  ils vont durant le peu de temps qui leur sera imparti, apprendre à s’aimer plus fort que tout même si cette destinée contrariée est portée dans le titre. L’apothéose de ce romantisme absolu

"je sais que l’amour est un cri dérisoire face au néant et que l’oubli est inévitable ».

Supporter la douleur tous les jours ne serait rien à côté de la perspective de l'absence de l'autre, parce rien ne peut être plus terrible que cette souffrance de plus en plus intense qui se distille en nous insidieusement. Pas même tous les cancers réunis, même si ceux-ci peuvent avoir raison. C’est bien la qualité et l’intensité des moments qui font qu’ils sont inoubliables et non leur durée. 

 

 

Rose-Marie Thénin                             Août  2014 

12 Year a Slave, de Steeve Mac Queen

Durée : 2h123              Genre : Biopic

Salomon, homme de couleur affranchi, vit heureux avec son violon et sa famille.  Mais certains en ont décidé autrement.

Il est trahi un jour et devient malgré lui un esclave comme ses frères dans le Sud des Etats-Unis, un lieu des plus hostiles.  Chaque plan est comme un tableau que nous nous 

lasserions pas de contempler. Pourtant, les images sont d’une cruauté sans nom pour bien faire comprendre à l’inconscient collectif les conditions misérables dans lesquelles vivaient ces pauvres âmes.

Les hommes blancs ont tout simplement vendu leurs âmes au diable pour quelques prétextes fallacieux débordants d’inhumanité.

Steve Mc Queen qui veut nous montrer quelles peuvent être les relations maîtres-esclaves dans toute leur complexité des plus perverses, vient de réaliser un très beau film qui dépeint la destruction rapide d’un homme qui jusqu’ici pensait que la vie l’avait comblé.

Salomon Norththup a eu le temps de nous livrer son histoire des plus émouvantes. Tirée d’une histoire vraie, nous assistons ici à une descente aux enfers peu commune. Habituellement, les films portent sur l’évolution des personnages en quête de liberté au milieu de leur détention. Ici, c’est le contraire, on voit cet homme libre devenant un jour un esclave. A ce propos, Salomon, au début du film a un port altier. Et peu à peu, on le voit perdre sa forme humanoïde. Il se courbe de plus en plus face au négrier qui l’a acheté, Edwin Ebbs, Michael Fassbender, qui s’est acheté une mauvaise conduite. La perte de dignité de cet être devenu vulnérable, n’est pas seulement morale, elle est aussi physique et se poursuit jusqu’à l’anéantissement de soi. Jusqu'à la perte de l'identité,  il devient Blate, en d'autres termes le cousin du cafard. Ce n’est pas  la suprématie du peuple blanc sur les noirs seulement qu’il faut considérer, c’est une oppression qui touche la planète entière à laquelle il faut remédier. Mais quelle peut donc être l’issue devant l’inattaquable ? Le deuxième aspect est qu’il ne faut rien prendre pour acquis. Les choses peuvent changer en une fraction de seconde. Il ne faut pas oublier que nous sommes seulement en sursis. Prenons garde...

 

 

Rose-Marie Thénin       Janvier 2014         

 

Le Majordome, de Lee Daniels

Durée 2h12      Genre : biopic

Il y a beaucoup d’émotions dans ce biopic, basé sur une histoire vraie, campé par Forest Whitaker.

Nous sommes à la veille de la Grande Dépression, en 1926, et le Sud des Etats-Unis bat son plein dans une ségrégation raciale implacable.

Le jeune Cecil Gaines, dans les champs de coton voit son père assassiné par le même blanc qui rossait en la violant sa mère. L’univers le plus hostile est arrivé à son paroxysme. Il décide de se rendre vers le Nord. Mais avant, il apprend tous les rudiments pour être un bon majordome. En 1952, ses compétences sont vite remarquées, elles lui offrent la possibilité de postuler pour le poste « aussi stratégique que convoité » à la Maison Blanche. (La Gazette Utopia N° 238).

Cecil Gaines ne fait pas de politique, bien qu’il soit plongé dans le cœur de l’Histoire des Etats Unis durant 34 années, en servant 8 présidents. On revit avec lui tous ces événements qui ont amené de grands changements dans la vie de tous les jours à des milliers d’individus appartenant à la communauté noire des USA. De John F. Kennedy par Martin Luther King, en passant par Nixon et la guerre du Vietnam en n’omettant pas Reagan et l’Apartheid en Afrique du Sud.

Cecil Gaines est confronté malgré lui à ces tensions socio-économiques dans lesquelles son fils ainé est largement impliqué dans le mouvement des Black Panthers.

Ce film met l’accent sur une vie professionnelle exemplaire mais aussi nous dévoile un homme qui indirectement a contribué à la lutte des Noirs pour la justice et l’égalité de droits dans ce pays neuf.

Forest Whitaker, Oscar du meilleur acteur 2014, ce serait tout à fait légitime…

 

 

 

Rose-Marie Thénin         Septembre 2013

Blue Jasmine, de Woody Allen

Durée 1h38       Genre : Drame

Il y a effectivement deux tableaux distincts dans le dernier film, sans doute, un des plus touchants de Woody Allen. Un premier tableau à New York, qui correspond au passé, où Jasmine vit une vie luxueuse comme toute bourgeoise qu’elle est. Mariée à un homme richissime incarné par Alec Badlwin, elle se pavane dans cette vie faite pour elle, et ne veut pas s’occuper des affaires étranges que mène son mari.

Et un y a un deuxième tableau lié au présent, à San Francisco, avec une Jasmine dépossédée de tout, même de son vrai prénom, (Janette étant trop banal à son goût), qui débarque avec sa valise Louis Vitton, chez sa sœur non biologique Ginger. Jasmine traverse une période des plus difficiles de sa vie. Elle ne connaît pas les nouveaux codes de cette société (travailler, s’occuper d’un intérieur, ou d’enfants), tout cela lui est totalement inconnu. Ici rien ne lui ressemble, ici rien n’est fait pour elle. Elle dénigre tout ce petit monde auquel elle n’appartient pas. Même les petits copains de Ginger sont pour elle des loosers. Elle est dans un déni total.

Le passé et le présent s’entremêlent pour arriver au temps « T » où tout sera dit. Le film est construit comme un thriller, et peu à peu, le voile est levé.

Le mari de Jasmine a été arrêté et celui-ci ne pouvant accepter cette déconvenue, il s’est donné la mort. Fini pour Jasmine les soirées de gala et de charité où elle savait si bien être la maîtresse de maison.

Avec pudeur, Woody Allen décrit cette fragilité, cette vulnérabilité dans notre paraître si loin de notre être véritable qui souffre de ce hiatus géant tout en oscillant entre passé et présent, entre réalité et rêve.

Jasmine, détruite au plus haut point, n’a plus assez de discernement, a perdu toute objectivité pour se reconstruire. Elle redevient vraie et cela lui est insupportable. La scission entre son passé et son présent des plus sordides la mène dans un endroit tout à fait méconnu. Enlisée dans ses mensonges qu’elle se fait à elle-même, elle essaie de sortir la tête de l’eau. Mais le choc est trop important, la dépression est trop forte, elle n’arrive plus à s’extirper de ce marasme. Entre vodka martini et xanax, elle nous montre son côté obscure des plus inquiétants.

Elle sait à peine nous donner encore l’illusion de ce qu’elle était, mais très brièvement pour sombrer jour après jour dans une problématique redoutable. Jasmine trébuche jusqu’au dénouement qui, lui ne laisse aucun doute de notre capacité à endurer les strates de la vie. Au début, on arrive à la plaindre, mais le dénouement est probant et on la découvre véritable et fragile tant sa souffrance est réelle, mêlée à sa complice la culpabilité qu’elle nie totalement.

Jasmine est en pleine perdition, et sa descente aux enfers va crescendo. Nous ne pouvons que ressentir beaucoup d’empathie pour elle qui vient de voir son monde s’écrouler dans lequel elle vivait en parfaite harmonie.

Un grand bravo pour la prestation des plus merveilleuses de Cate Blanchett qui nous rappelle son attachement au théâtre, la direction artistique de la Sydney Theatre Company lui a été confiée et « renouer avec la scène m’a donné une audace nouvelle que je vais essayer d’exprimer dans mes prochains rôles au cinéma », nous confie Cate Blanchett dans Première – 24 pages spéciales Woody Allen. (Septembre 2013)

Et cela se voit pour notre plus grand plaisir!

 

 

 

Rose-Marie Thénin         Septembre 2013

Elysium, de Neil Bloomkamp

Durée : 2h00          Genre : Science Fiction

Il y a une grande dimension dans les films de Neil Bloomkamp, celle qui nous interpelle.

Déjà dans District 9, on la pressentait dès les premières images. Originaire de l’Afrique du Sud, il savait de quoi il parlait en nous préparant cette allégorie sur l’après Apartheid.

Nous sommes en 2154.

Dans cet opus, qui atteint son apogée au dénouement, le réalisateur a su établir un contraste marqué entre la richesse et la santé représentée par ce paradis installé sur la station orbitale Elysium, et la terre, devenue champ de ruines, montrant du doigt la pauvreté et cette maladie qui ronge inexorablement les hommes. Le réalisateur met ici l'accent sur l'immigration.

D’ailleurs, ce film a été tourné sur une grande décharge à ciel ouvert afin de donner plus de réalisme.

Chaque scène est marquée par une musique entêtante de Ryan Amon. donnant plus d'impact dramatique aux images qui se déroulent devant nous.

Dans cette vision post apocalyptique, il y a un homme, Max da Costa, Matt Damon, un ouvrier pauvre qui s’est pourtant juré un jour d’aller sur Elysium.

Les effets font preuve d’une prouesse technique renversante.

Quant à Matt Damon, il est totalement habité par ce Max da Costa incarnant à lui tout seul le symbole emblématique de l’espoir d’un monde qui pourrait être meilleur.

 

Rose-Marie Thénin         Août 2013


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